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Andropause : Messieurs, osez en parler !

Vendredi 16 juillet 2021

Fatigue, perte d’énergie et de désir sexuel ? et si c’était l’andropause ? Ce syndrome qui peut affecter les hommes aux alentours de la soixantaine est souvent passé sous silence. Beaucoup d’hommes hésitent à en parler à leur médecin, mais le syndrome de déficit en testostérone lié à l’âge, ou andropause, n’est pas tabou : plus tôt on en parle à son médecin, mieux il peut être pris en charge.

6 À 9 % DES HOMMES DE 40 À 70 ANS SOUFFRENT D’ANDROPAUSE ET JUSQU’À 30 % DES PLUS DE 70 ANS.

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Article andropause osez en parler

L’andropause, c’est quoi ?

L’andropause ou syndrome de déficit en testostérone (SDT) se caractérise par un ensemble de signes cliniques et biologiques causés par une baisse progressive de la production d’androgène, dont la testostérone, ce qui est normal avec l’âge. Les hommes atteints de SDT ont des taux de testostérone plus bas que la normale, ce qui peut avoir des incidences sur l’état général, tant physique que psychologique.

Alors que faire ? Si cet état vous gêne, le mieux est de consulter, dans un premier temps, votre médecin traitant qui vous demandera de faire effectuer un dosage du taux de testostéronémie totale et, si besoin, vous orientera vers un urologue.


Quels sont les symptômes ? 

Il en existe plusieurs qui peuvent coexister ou pas, parmi lesquels : la chute de la libido, une diminution, voire une disparition des érections réflexes nocturnes et du réveil, des érections moins rigides et moins nombreuses, et une éjaculation retardée.

On rencontre aussi des troubles d’ordre physique, tels que la sarcopénie (diminution des capacités musculaires due à l’âge), l’asthénie (faiblesse générale), l’ostéoporose et des fractures à répétition, une augmentation de la masse grasse, obésité, bouffées de chaleur… Et également des troubles d’ordre psychologique : manque de confiance en soi, irritabilité, sommeil perturbé, dépression…


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Des traitements existent

L’andropause peut être prise en charge pour permettre de reprendre une vie équilibrée. N’hésitez pas en en parler librement à votre médecin car des traitements existent. Vous pourrez bénéficier d’une substitution hormonale en testostérone, pendant six mois au moins et jusqu’à deux ou trois ans selon les cas.

 À savoir : les cancers de la prostate et du sein (cancer très rare chez l’homme) sont des contre-indications formelles ce traitement.

D’une manière générale, la reprise d’une activité physique adaptée, une alimentation équilibrée, l’arrêt du tabac, une consommation d’alcool limitée sont autant de mesure qui peuvent vous aider passer ce mauvais cap.

 

Marilyn Perioli pour Viva Magazine.

Photo par Fred Kloet pour Unsplash.