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Santé
Prévention

Syndrome du bébé secoué : informer les parents

Mercredi 16 mars 2022

Une campagne nationale de sensibilisation est lancée sur le syndrome du bébé secoué. Une maltraitance qui peut conduire à la mort de l'enfant ou à de graves séquelles. 

 

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Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance a lancé cette campagne dans le cadre du programme des 1 000 premiers jours. Car, le nombre de bébés diagnostiqués ne baisse pas, en France.


Une maltraitance grave

Chaque année en France, on compte cinq cents enfants, victimes du syndrome du bébé secoué. Avec un pic d’incidence entre deux et quatre mois. Et, les chiffres sont sans doute, plus élevés. C’est une maltraitance. Dans un cas sur 10 l’enfant décède et dans trois quarts des cas, il aura à vie, un handicap moteur, cognitif ou sensoriel.

Durant le confinement, les violences intrafamiliales ont augmenté. Avec comme conséquence une élévation des cas de syndrome du bébé secoué. Cette campagne vise à faire « appréhender les conséquences aux parents de ce type de maltraitance », a expliqué le secrétaire d’État, Adrien Taquet. Mais aussi à donner aux parents les « bons réflexes » à adopter quand les pleurs de leur bébé deviennent insupportables.


Aider les parents

Dans la majorité des cas, les maltraitances proviennent des parents. Les raisons sont diverses : épuisement, burn out, mais aussi addictions, isolement social et moral, violences dans le couple. Les adultes qui perdraient patience face à un bébé ne doivent pas hésiter à partager leurs craintes, leurs doutes et demander de l’aide, à son médecin, pédiatre, sage-femme, à ses proches.

Si le parent est excédé, il peut toujours coucher le bébé sur le dos et quitter la pièce, car « il n’y a aucun danger à le laisser seul dans cette position », soulignent les spécialistes. Les parents peuvent joindre également des professionnels de la petite enfance. Allo Enfance en Danger au 119, qui fonctionne 24h/24 et 7j/7, ou Allo Parents Bébé au 0 800 00 34 56, disponible du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h.


Quelles peines pour les auteurs du bébé secoué ? 

Le Code pénal stipule que l’auteur de cette maltraitance encoure 20ans de réclusion criminelle pour le cas des violences aggravées entraînant une mutilation ou une infirmité permanente, 30 ans de réclusion criminelle en cas de décès de l’enfant.


Marilyn Perioli pour Viva Magazine.