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Santé
Hospitalisation

Vers une meilleure prise en charge des bébés prématurés

Mercredi 04 août 2021

Tout n’est pas rose au pays des prématurés, mais on note de réelles avancées, selon le dernier rapport de l’Inserm.

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Les séquelles sont plus ou moins importantes selon le degré de prématurité, d’après l’enquête Epipage 2 de l’Inserm publiée dans le British Medical Journal. Mais la prise en charge s’améliore depuis quelques années.

Des bébés nés trop tôt…

Les bébés qui naissent à 25 semaines sont considérés comme de grand prématurés et les séquelles peuvent être importantes. Près de la moitié d’entre eux connaîtront des difficultés de développement de la motricité ou des troubles sensoriels (vision ou audition), ainsi que des difficultés cognitives, contre seulement 12 % chez les enfants modérément prématurés, c’est-à-dire nés à 30 semaines. A partir de 34 semaines, la prématurité est considérée comme mineure et les séquelles moindres.

EN FRANCE ET DANS DE NOMBREUX PAYS DÉVELOPPÉS, LE TAUX DE NAISSANCES PRÉMATURÉES EST EN HAUSSE CES DERNIÈRES ANNÉES.

Une meilleure prise en charge des prématurés

Autre enseignement de l’étude de l’Inserm : de réelles avancées ont fait progresser la prise en charge. Le lait maternel, par exemple, joue un rôle important. Il agit comme un « médicament », relatent les auteurs, et contribue au bon développement de l’enfant. Depuis quelques années, les parents sont intégrés aux soins prodigués. C’est par exemple le cas avec le « peau à peau » : « le bébé est beaucoup mieux entre les seins de sa maman, sur son ventre, il se stabilise », notent les chercheurs. Avec cette technique, « on a beaucoup progressé », ajoutent-ils.

D’autre part, on sait aujourd’hui que le cerveau est encore en pleine évolution. Si les difficultés des enfants prématurés sont repérées suffisamment tôt, des séances d’orthophonie ou du soutien scolaire pourront être mis en place pour améliorer leur développement et leur épanouissement. Mais c’est là que réside le véritable problème : souvent, ces aides sont chères et pas ou peu remboursées. « 20 % à 40 % des enfants avec des difficultés sévères ne bénéficient pas de soutien », souligne l’étude.

 

Marilyn Perioli pour VIVA MAGAZINE